✍ Le journal de Nicaise

Épisode 3 : Je prends ma place en tant que Consultante-Chercheuse

ℹ️ INFO : Cette note est liée à la série Oser l'alternance après 15 ans d'entrepreneuriat.

La révélation : Je suis une chercheuse 🔬

Sur cette fameuse page blanche, il a fallu poser un titre.
Commencer par définir mon identité.
Et j’ai eu beaucoup de mal à assumer l’intitulé de “Chercheuse”.

J’avoue avoir été, jusqu’à très récemment, assez inculte sur le monde académique.
Doctorant, docteur, PhD, enseignant-chercheur, chargé de recherche…
Autant de titres et grades auxquels je ne m'étais jamais intéressée, intimement persuadée que ce monde n’était pas fait pour moi.

D’ailleurs, lors de mon cursus universitaire initial en Sciences et Technologies (Mention Mathématiques, Informatique et Applications), un enseignant m’avait pourtant invitée à m’intéresser à la recherche.

Je me souviens avoir rigolé intérieurement en me disant : 

Chercher quoi ? C’est un métier ça ?

Si c’est pour étudier encore 10 ans pour passer ma vie à chercher sans trouver… Non merci !” 😊


Mes perspectives sont donc restées très éloignées de ce milieu.


La posture du Chercheur

Ce n’est qu’au fil du temps, à mesure que j’analysais et comprenais mon propre fonctionnement, que le déclic a eu lieu.
J’ai fini par percevoir que la recherche est avant tout une posture, avant d’être un métier. 💡

Un chercheur n’est pas (forcément) un individu en blouse blanche enfermé dans un laboratoire universitaire.
Tout comme un ingénieur conserve sa structure mentale, même s'il change de domaine d’activité…
Le chercheur est avant tout un explorateur, un analyste, un architecte, un créateur de ponts.
Quelqu’un qui prend le temps d’approfondir la connaissance et de concevoir des solutions nouvelles.

Ce temps long consacré à cet approfondissement intellectuel n'avait jamais pu être pleinement pris au cours de mes précédentes activités.
Je réalisais enfin que ce besoin viscéral de chercher, d’apprendre et de comprendre n'était pas une simple passion…
Ce besoin est en réalité, mon “système d’exploitation” ! 🧠


Les preuves "cliniques" de l'alignement

En relisant mes tests de personnalité et écrits introspectifs avec ces nouvelles lunettes, les résultats apparaissent comme des évidences :

🔎 Le test Motiva (qui m'avait initialement menée au coaching) hurlait littéralement ce besoin :
Apprendre en permanence, résoudre des problèmes complexes, transmettre avec un impact concret, et travailler de manière autonome selon des règles cohérentes.

🔎 Mon profil MBTI (INTJ) le confirmait également :
Un profil rare, souvent qualifié d'”Architecte”, alliant pensée stratégique, esprit analytique et besoin d’indépendance. Un esprit attiré par les concepts complexes et l’amélioration de systèmes.


💡 C'était sous mes yeux depuis un moment…
Mon essence profonde est celle de la recherche appliquée !


La recherche académique (avec ses normes, ses luttes de pouvoir et ses dérives dénoncées de plus en plus vivement) ne me correspondrait probablement pas.
Donc loin de moi l’idée de m’engager dans un doctorat à ce stade…
Quoique, j’ai appris à ne plus me fermer de portes aujourd’hui !
En revanche, cette prise de conscience m’invite à inclure impérativement cet aspect de recherche et développement au cœur même de ma future activité.


Mais pour faire tourner ce “laboratoire indépendant”, une question cruciale doit préalablement être résolue…


L’épineuse question du financement

Comment financer ce temps dédié à la recherche ?

“Être payée pour apprendre”… ça a d'ailleurs été un besoin très fort chez moi, sans vraiment le comprendre ou l’accepter…
Longtemps persuadée que mes proches avaient raison de me dire que j’avais “un problème” ! 🧐

Pourtant, pouvoir faire pause sur les exigences de la productivité commerciale, et avoir enfin la sérénité et le temps pour approfondir mes sujets… c'est mon rêve absolu !

Dans les faits, pour que ce rêve devienne réalité, seules 4 voies me semblent possibles :


1. Être rentier 🏝️

Disposer de revenus passifs réguliers et suffisants, issus de son patrimoine, pour couvrir ses charges quotidiennes et vivre confortablement, sans avoir besoin de travailler activement. 

Le temps “libre” offert par cette situation idéale peut alors être entièrement consacré à l’enrichissement des connaissances, au rayonnement intellectuel et à l’impact sociétal.


Inutile de préciser que je ne suis pas dans ce cas… 😅
Cette série de notes n’existerait probablement pas d’ailleurs !


2. Vivre un temps défini sur son épargne ⏳

Ici, nous sortons d’une logique de flux, comme dans le cas précédent…
Pour entrer dans une logique de stock… naturellement limité !

Il s'agit de partir d’une somme définie et d'estimer le temps que l'on peut tenir en puisant dans cette réserve pour couvrir les charges courantes, sans nouvelle recette.
Cet exercice (très inconfortable), je l’ai fait…
C’est d’ailleurs lui qui me permet de couvrir ma période actuelle de non-activité commerciale.


Les mécanismes de solidarité peuvent aider à gagner un peu de temps…
Mais force est de constater que les institutions françaises ne sont pas pensées pour les travailleurs indépendants, et donc, ne savent pas les accompagner efficacement !
Par exemple, ma demande de RSA a été rejetée parce que les services instructeurs ont confondu le chiffre d’affaires de mon entreprise et mes revenus personnels… 😤


En tout état de cause, cet exercice se révèle contre-productif, en particulier sur une durée trop longue, car il crée un mécanisme de précarité


Cette voie, pour moi source d’angoisse et de raréfaction, n’est définitivement pas une solution adaptée à une recherche sereine et fructueuse !


3. Prendre un emploi alimentaire 💼

Cette voie consiste à créer du revenu “actif”.
On sacrifie une part de son temps de recherche pour le mettre au profit d’une mission autre…
Qui devient alors le levier de sécurisation et de financement.

Qu’il s’agisse de missions à temps plein ou à temps partiel, cette solution alternative me semble intéressante à deux conditions :

  1. Trouver suffisamment de sens dans cette mission alimentaire pour la réaliser avec engagement et satisfaction.
  2. Avoir une organisation suffisamment optimisée pour conserver de la clarté mentale, de l’énergie et du temps de mise en œuvre pour sa recherche.


C’est précisément cet équilibre que j’ai identifié avec l’opportunité de l’alternance proposée par l’organisme LiveMentor… 

Un temps plein m’offrant une belle flexibilité : 


Cette solution reste pour moi un excellent partenariat gagnant-gagnant, et je reste à l’écoute d’une opportunité au sein d’une structure alignée avec mes valeurs.


4. Créer de la valeur à partir de la recherche 💡

Au fil de la rédaction de cette série de notes, et de mes candidatures pour trouver cette fameuse entreprise partenaire...
Cette 4ème voie m’apparaît de plus en plus comme l'idéal.

Ici, il ne s’agit plus de compartimenter son engagement professionnel…
Il s’agit au contraire de focaliser son temps et ses compétences au service d’une seule mission :
Mettre la recherche directement au service de l’activité économique et de l’innovation. 


La notion de "Recherche et Développement" (R&D) prend alors tout son sens.
C’est d’ailleurs l’esprit du dispositif public CIFRE…
Conventions Industrielles de Formation par la REcherche :

"L'entreprise recrute un diplômé de niveau Master à qui elle confie une mission de recherche [...] Le doctorant consacre 100% de son temps, partagé entre l'entreprise et le laboratoire académique, à ses travaux de recherche."


Dans mon cas, cette R&D indépendante et hors cadre académique, pourrait prendre deux formes concrètes :

  1. Concevoir une offre de collaboration/consulting spécifiquement adaptée à un besoin identifié au sein d’une structure engagée dans la santé préventive.
  2. Concevoir et vendre des produits d’application (formations, outils) issus du fruit de mes recherches.


🤩 Cette voie m’enthousiasme profondément…
Et finalement, elle a de fortes chances de prendre le pas sur ma recherche d’alternance !


Les besoins d’expertise en santé préventive

Parce qu’en réalité, ce qui m’intéresse profondément, c’est de contribuer au bien-être.

Je suis attirée et passionnée par l’Humain !
Les Sciences Humaines et Sociales constituent donc mon champ d’application privilégié.

Et plus spécifiquement encore, au regard des définitions données par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), mon intérêt porte sur la santé mentale en tant que facteur favorable, voire déterminant, de la santé dans sa globalité :

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.”

“La santé mentale est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté”.


Mon expertise en coaching consiste à optimiser le potentiel humain, et prend appui sur un fonctionnement psychique sain.


L’objet de ma recherche sera d’aller plus loin…
En collaborant avec des psychologues, psychiatres et autres experts de la santé mentale et de la santé intégrative, pour favoriser un accompagnement complet de chaque individu dans son parcours de vie.

Tel sera le terrain de recherche que je vais prendre un immense plaisir à explorer ! 🔎
Je tiens à me rapprocher le plus possible de la rigueur méthodologique et scientifique des chercheurs académiques pour sortir des dérives peu éthiques du milieu du “coaching en ligne”.


C’est pourquoi ma première démarche consistera à me documenter pour monter en compétences sur les bases théoriques de la recherche.
Mon objectif étant de me préparer un programme d’auto-formation inspiré des cursus proposés par les écoles doctorales, pour élaborer un véritable projet de recherche et lancer l’activité de mon cabinet de conseil et de formation en santé mentale et préventive.


Et cette direction semble validée par le terrain…

J’ai participé la semaine dernière, sur invitation de France Travail, à un salon sur l’alternance.
Je m’attendais à y rencontrer des chefs d'entreprise pour leur proposer mon expertise digitale au tarif avantageux d'un contrat d'apprentissage.

Il n’y avait en réalité que des centres de formation... qui se sont montrés très réceptifs à mon expertise en accompagnement humain pour soutenir leurs étudiants !


Un beau clin d’œil du destin pour m’encourager à privilégier la 4ème voie : “Créer de la valeur à partir de la recherche” !


Cette nouvelle aventure commence donc ici…
Et je vous invite à vous abonner pour suivre la naissance de mon cabinet.